Convention sur l'Europe du Nouveau Centre (08.03.2009)
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Hier, Samedi 7 Mars se déroulait à Versailles, la Convention du Nouveau Centre sur l'Europe.
Objectif de la journée : débattre du projet européen du Nouveau Centre. Journée au cours de laquelle, Damien ABAD, président des Jeunes Centristes, est intervenu pour expliquer « comment redonner un souffle nouveau à la construction européenne ». Damien, entouré de très nombreux jeunes venus des quatre coins de France, a su donner à cette convention une ambiance inoubliable ! |
Seul le prononcé fait foi.
« Comment redonner un souffle nouveau à la construction européenne ? Ma réponse tient en deux mots : NOUVEAU CENTRE.
Tout simplement parce que nous qui sommes du NOUVEAU CENTRE, nous qui sommes JEUNES CENTRISTES, l’Europe, nous l’avons chevillée au cœur. Oui, mon cher Hervé, l’Europe fait partie du code génétique de notre engagement. C’est pourquoi, nous sommes tous convaincus, vous comme moi, que ces élections européennes doivent être un moment d’identification. Et ce n’est pas parce que nous nous sommes engagés dans une démarche commune avec l’UMP que nous n’allons pas faire campagne, que nous n’allons pas défendre notre projet ni porter nos valeurs d’humanisme.
Nous devons marquer ces élections de notre empreinte. La question, c’est comment ? Comment faire pour affirmer notre identité européenne ? Comment mener une campagne dans la campagne ? Comment faire entendre notre conviction européenne dans un contexte de crise ? Comment intéresser à ces élections d’autres catégories de population que les technos, les intellos, les démagos ou les bobos ?
D’abord en étant nous-mêmes, c'est-à -dire humanistes, défenseurs des libertés et européens convaincus. Non pas en étant des euro-béats d’une Europe technocratique sans saveur ni odeur mais en étant des euro-constructeurs d’une Europe politique, humaniste et citoyenne.
Ensuite en démontrant que l’Europe n’est pas une réponse mais LA réponse à la crise. Parce qu’il n’y aura pas plus de régulation financière sans plus d’Europe ; parce qu’il n’y aura pas plus de contrôle des agences de notation sans plus d’Europe.
Alors oui, face à la crise il y a l’Europe, encore l’Europe et toujours l’Europe.
La crise, c’est pour l’Europe, une invitation au sursaut, une invitation à passer d’une Europe qui inquiète - celle de la Directive Bolkestein, du « plombier polonais » ou de la crise de la vache folle - à une Europe qui protège, celle de l’euro-génération, celle de la gestion de la crise géorgienne, de la lutte contre les paradis fiscaux ou de la lutte contre le réchauffement climatique.
A ceux qui opposent la France et l’Europe, à ceux qui continuent à opposer intérêts nationaux et intérêt communautaire, je voudrai leur rappeler cette citation de Victor HUGO : « Ce que Paris conseille, l’Europe le médite. Ce que Paris commence, l’Europe le continue. »
Trop souvent, nous avons construit l’Europe des Traités sans considérer l’Europe des projets alors même que le Traité n’est qu’un outil juridique au service d’une politique communautaire.
Trop souvent, nous avons fait porter à l’Europe le chapeau de décisions politiques sans que nos dirigeants politiques nationaux daignent les assumer devant leur propre opinion publique.
Trop souvent, nous avons été les témoins d’élections européennes dénaturées en un défouloir politicien contre le pouvoir en place.
Trop souvent, nous avons fait le choix de la bureaucratie sur celui de la démocratie.
Trop souvent, nous avons voulu construire l’Europe de la libéralisation économique sans les libertés.
Trop souvent, nous avons voulu construire l’Europe sociale sans l’Europe politique.
Trop souvent, nous avons voulu construire l’Europe du travail sans les emplois qui vont avec.
Trop souvent, nous avons voulu construire l’Europe des peuples sans les peuples.
Trop souvent, nous avons voulu construire l’Europe de la jeunesse sans les jeunes.
Alors il faut rompre avec ces pratiques d’un autre temps, changer la façon de voir l’Europe, de parler d’Europe et de faire campagne pour l’Europe.
La Présidence française de l’Union nous a démontré que l’Europe pouvait à nouveau agir, réagir et protéger. Il nous faut désormais construire une Europe qui se projette car ce n’est qu’en se projetant vers l’avenir que nous redonnerons à l’Europe ce souffle nouveau dont elle a tant besoin.
Et ce souffle, il est, pour nous, JEUNES CENTRISTES, de quatre ordres :
• Il faut d’abord donner à l’Europe un souffle démocratique avec un Parlement européen puissant, des députés européens qui rendent des comptes aux citoyens et un Président de l’Union élu au suffrage universel.• L’Europe a également besoin d’un souffle politique, parce que l’Europe est malade de son consensus, elle a besoin de clivage politique, de débat, et d’une majorité ayant clairement un mandat pour infléchir la politique européenne.
• Nous devrons ensuite donner à l’Europe un souffle humaniste et solidaire. Oui, nous devons donner du sens à l’Europe des solidarités, que ce soit les solidarités entre les personnes, les régions ou les pays. Promouvoir l’Europe des solidarités, c’est lutter contre la pauvreté, contre les exclusions, par exemple en mettant en place un pacte européen en faveur des sans abris. C’est aussi faire de la santé un bien public mondial en garantissant la sécurité sanitaire, en luttant contre les grandes maladies ou en permettant l’accès aux soins pour tous.
• L’Europe a enfin besoin d’un souffle citoyen.Réconcilier les citoyens avec l’Europe, tel est notre défi, immense à relever. Immense car qui connaît aujourd’hui son député européen ? Personne. Qui aujourd’hui est capable de nous dire quels sont les grands projets d’infrastructures financés par l’Europe ? Personne. Qui connaît l’hymne ou la devise européenne ? Personne ou presque. Qui sait ce que symbolise le 9 Mai ? Personne ou presque.Qui compte aujourd’hui se déplacer pour aller voter le 7 Juin ? Moins d’1 électeur sur 2.
Alors, 30 ans après la première élection des députés européens au suffrage universel direct, 20 ans après la chute du mur de Berlin, je veux que, tous ensembles, nous mettions tout en œuvre pour que 2009 soit l’année de la chute du mur de l’indifférence, indifférence à l’égard de l’idéal européen, indifférence à l’égard de l’élection européenne et indifférence à l’égard de ce que peut faire l’Europe, pour vous, dans la vie de tous les jours.
Parce que l’Europe est riche de ses diversités mais malade de ses divisions.
Mais au-delà de ces souffles démocratiques, politiques, humanistes et citoyens, je suis intimement persuadé, mon cher Hervé, que l’Europe a d’abord et avant tout besoin d’un vent nouveau, celui de la jeunesse.
Alors vous pouvez l’appeler souffle, vent, bourrasque, rafale, tempête ou tsunami, mais l’Europe de demain se fera avec les jeunes ou ne se fera pas. Elle sera la mère de nos espérances ou ne sera rien.
D’une jeunesse qui espérait majoritairement l’Europe en 1992 lors du référendum de Maastricht, on est passé à un jeunesse eurosceptique : 60% des 18-25 ans ont voté « non » au Traité constitutionnel en 2005. Et c’est la même chose aux Pays-Bas ou en Espagne. En Irlande, 65 % des 18-24 ans ont voté « non » au Traité de Lisbonne.
Et bien c’est justement pour éviter que le fossé continue de se creuser entre les jeunes et la politique, entre les jeunes et l’Europe, qu’il faut changer la manière de voir et de faire l’Europe. Et nous ne voulons pas simplement que les jeunes aiment l’Europe, nous voulons aussi que l’Europe aime ses jeunes.
Et la meilleure preuve d’amour que l’Europe peut donner aux jeunes, c’est d’intégrer leurs préoccupations quotidiennes dans l’élaboration de politiques communautaires. Et la première préoccupation des jeunes, c’est l’emploi.
Alors construisons une Europe de l’emploi des jeunes, une Europe qui investisse dans sa jeunesse.
Réconcilier les jeunes avec l’idéal européen, c’est aussi construire une Europe de la mobilité, de l’éducation et de la culture qui pourrait se matérialiser par la mise en place d’un « Pass Européen » culture, transport et hébergement, pour les 18-25 ans, la création d’un service civil européen, la démocratisation du programme ERASMUS qui ne touche que 2% des étudiants européens aujourd’hui ou encore la mise en place d’universités européennes.
Il faut donc rompre avec cette idée d’un autre temps qui consiste à croire que la mobilité européenne ne doit concerner qu’une élite sociale et étudiante et, au contraire, encourager la mobilité pour un jeune militaire, pour un jeune apprenti, pour un jeune entrepreneur ou pour un jeune chômeur.
Par ailleurs, pour réconcilier les jeunes avec l’Europe, nous devrons rajeunir l’imaginaire européen. Le triptyque fondateur « paix, pain, liberté », moteur de la construction européenne dans les années 1950, ne fait plus écho aux préoccupations actuelles. Nous devons donc réinventer un imaginaire commun articulé autour des grands défis d’aujourd’hui, que ce soit en matière d’environnement, de justice ou de Défense.
Alors, ensemble, rajeunissons l’Europe et dépoussiérons le projet européen. Osons marier la fougue de la jeunesse et l’audace des pères fondateurs. Osons réinventer un imaginaire européen. Osons mettre de l’extraordinaire dans la vie parfois bien trop ordinaire de nos institutions politiques.
Et j’en suis convaincu, ce rajeunissement de l’Europe, cette cure de jouvence ou ce vent de fraîcheur, c’est le NOUVEAU CENTRE qui doit l’incarner. Et c’est toi, mon cher Hervé, qui va en être l’instigateur. Non pas parce que tu es le plus jeune d’entre nous, mais parce que tu es le Président du parti dont la moyenne d’âge des têtes de liste est la plus basse : 46 ans, contre 53 ans pour les Verts, 54 ans pour le PS, et jusqu’à 58 ans pour le MoDem !
Sache que tu es le Président du parti qui fait confiance à sa jeunesse, pas seulement pour coller des affiches ou distribuer des tracts, mais aussi pour exercer des responsabilités, défendre des convictions et proposer des solutions.
Mes chers amis, comme on le dit chez moi en Languedoc-Roussillon, nous avons planté les banderilles, il nous reste désormais à porter l’estocade.
Car ce combat électoral du 7 Juin prochain, nous voulons le mener. Oui, le Président de la République a raison de dire qu’il s’agit d’un combat dans lequel il faudra davantage de gagneurs que de suiveurs.
Eh bien, je peux vous l’assurer, nous n’irons pas dans cette bataille à reculons, ni en piétinant, ni même en marchant sur la pointe des pieds. Non, à ce combat, nous allons y aller avec la plus grande des déterminations et la plus ferme des volontés car nous avons envie d’Europe, parce que nous croyons en l’Europe, parce que nous croyons en la majorité UMP / NC qui marche sur ses deux jambes et parce que nous voulons faire de notre parti une force politique incontournable pour 2012.
Parce que l’Europe a fait de l’Union sa force, faisons de notre volonté de rassemblement une arme contre les démagos et les gauchos qui en sont encore à défendre leur fameux « plan B », qui en sont encore à prétendre vouloir l’Europe sociale sans l’Europe politique et qui surtout, en sont encore à parler beaucoup plus d’eux-mêmes que d’Europe.
Nous qui sommes aujourd’hui les enfants de SCHUMAN et de MONNET, soyons demain les Pères d’une Europe plus juste, plus démocratique, plus citoyenne, plus humaniste, bref soyons tout simplement les Pères d’une Europe plus européenne, parce que, comme le disait KENNEDY : « Ne vous demandez jamais ce que l’Europe peut faire pour vous, mais toujours ce que vous, vous pouvez faire pour l’Europe ».
Et à vous, JEUNES CENTRISTES, vous qui êtes de tous les combats, vous qui n’hésitez pas à prendre de votre temps libre pour participer à des cafés politiques, vous qui êtes bientôt 1000 à avoir rejoint mon groupe de soutien Facebook, je voudrai vous dire ceci : ma candidature à la députation européenne, ce n’est pas simplement la mienne, c’est d’abord et avant tout la vôtre, c’est d’abord et avant tout le fruit de votre travail sans relâche et le résultat de votre engagement sans faille. Et c’est aussi celle de tous les jeunes qui se reconnaissent dans l’idéal européen, bien au-delà des étiquettes politiques.
Oui, j’ai besoin de vous tous, JEUNES CENTRISTES et militants du NOUVEAU CENTRE, pour mener cette campagne tambours battants jusqu’au 7 Juin au soir. Cette campagne, vous l’avez voulue, vous allez l’avoir j’en suis persuadé ; eh bien, désormais il va falloir démontrer à tout le monde que vous la méritez.
Je vous remercie. »
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Permanence européenne de Damien ABAD
1, rue Alexandre Bérard
01500 AMBÉRIEU-EN-BUGEY
e-mail : contact@damienabad.eu
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