Jeudi 09 Septembre 2010
   
Taille du Texte

Jeunes Centristes

Spéciale 1ères Universités d'été des Jeunes Centristes - Nouveau Centre (08.09.2008)

Ci-dessous, vous pouvez visionner la vidéo du discours de Damien ABAD, Président des Jeunes Centristes, et celle du reportage de France 3 (avec une interview de Damien) :

VIDEO DAMIEN + VIDEO FRANCE 3

 

Discours de Damien ABAD aux Universités d'été (06.09.2008)

"Ensemble sortons du traditionnel "tout ce qui est à moi est à moi et tout ce qui est à toi est négociable" et faisons plutôt en sorte que "tout ce qui est à moi est aussi à toi et que rien ne se fera sans toi ni moi".
Ensemble, refaisons de la grande politique, faisons le rêve qu’à nouveau le centre puisse revenir sur le devant de la scène. "

Mes chers amis,

Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est merci. Merci à vous, Jeunes Centristes, pour votre courage à toute épreuve, votre détermination sans faille et votre professionnalisme exemplaire. Je ne vais pas tous vous citer mais merci à toi, JB, Ronnie, Emmanuel, Laure, Fanny, Elodie, Carline, Jeremy, Rayed, Kamel, Vincent, Thomas, Sébastien, Jessica, Jordan, Anne, Mathieu,…

Parce que, ne vous y trompez pas, ces Universités d'été, ce sont les Jeunes Centristes qui les ont voulues, ce sont encore eux qui les ont organisées et ce sont toujours eux qui se sont mobilisés sans relâche du premier au dernier jour. Ce sont des mois d’efforts intenses, de sacrifice et de travail acharné. Je me souviens, comme si c’était hier du jour où l’on a enfin décidé que nos Universités d'été se dérouleraient dans cette belle ville de La Londe les Maures dont je tiens à saluer le constant soutien de son Maire, M. François de CANSON, ainsi que de l’ensemble de son équipe municipale.

Parce que le résultat est tout aussi exceptionnel que le chemin parcouru a été semé d’embûches, je voulais vous dire merci devant tout le monde et je voulais également vous dire que je suis fier de vous, fier de ce que vous avez fait et fier de l’état d’esprit dont vous êtes animés. Cette Université d'été, c’est la vôtre, elle vous appartient et personne ne pourra prétendre le contraire !
Je tiens également à remercier dans cette aventure l’ensemble des responsables locaux et nationaux du Nouveau Centre, avec une mention spéciale pour notre marraine à tous, je pense bien entendu à toi, à Mireille, parce que, comme on le dit ici, « tu as mouillé la chemise ».

2008-09-06_discoursdedamienauxue

Nous sommes aujourd’hui le seul parti de France où ce sont les jeunes qui sont au cœur des Universités d'été. Et croyez moi, ce n’est pas rien à un moment où la place des jeunes dans les Universités d'été est marginalisée.
Et là, je m’adresse à vous, les journalistes, vous qui avez couvert les autres
Universités d'été, je vous mets au défi de trouver un autre parti politique où la place des jeunes est aussi importante.
Et je vous lance même un deuxième défi : vous dites souvent, à tort ou à raison que les jeunes se désintéressent de la politique, qu’ils ne se passionnent plus pour « la vie de la Cité », souvent trop loin de leurs préoccupations quotidiennes.
Eh bien là, vous avez des jeunes engagés, motivés, impliqués qui ne demandent qu’une chose, c’est pouvoir s’exprimer et faire en sorte que leur expression soit entendue. Et bien, interrogez les, demandez leur leur avis, leur sentiment et vous verrez qu’ils ont des choses intéressantes à vous livrer. Parce que je crois que les
Universités d'été, ce ne sont pas que des discours de rentrée politique, ce ne sont pas qu’une liste de VIP, aussi importante soit-elle, ce sont aussi et avant tout un lieu d’échanges, d’ateliers et de rencontres entre jeunes et élus.
Et nous qui sommes jeunes et centristes, nous avons besoin de vous, les élus : besoin de vous pour nous faire part de votre expérience, de votre expertise, besoin de vous pour être en capacité d’exercer des responsabilités dans l’avenir et besoin de vous pour être mieux armés face aux défis que nous devrons relever demain et après-demain.

Ce choix de la jeunesse, ce choix du dynamisme, ce n’est pas seulement le choix des Jeunes Centristes, c’est le choix du Nouveau Centre tout entier. C’est une politique assumée et voulue que de donner la parole aux jeunes militants et de leur offrir une tribune politique. Ce choix, j’en suis sûr, c’est celui de chacun d’entre vous ici présents qui demandez sans cesse un renouvellement et un rajeunissement de la classe politique.
Parce que c’est le renouvellement des élites et l’accès de nouvelles couches sociales aux fonctions électives qui garantit l’exemplarité de l’action publique.

Oui, en tant que jeunes, nous avons une valeur ajoutée à apporter à la classe politique.
Notre valeur ajoutée, c’est de faire évoluer les mentalités, c’est de faire bouger les clivages et c’est de bousculer les certitudes. C’est vrai par exemple sur de grands sujets de société comme le mariage homosexuel, l’homoparentalité ou encore la fin de vie.

Rappelle-toi, mon cher Hervé, au Congrès de Nîmes, je t’avais demandé d’être l’instigateur de cette cure de jouvence notamment en prenant l’engagement que 30% des candidats présentés par le Nouveau Centre aux prochaines élections européennes et régionales - pas les sénatoriales, je te rassure -, soient des candidats Jeunes Centristes et que la moitié d’entre eux figurent en position éligible. Alors, bon écoute Hervé, comme je suis quelqu’un d’ouvert, je suis prêt à discuter avec toi sur le chiffre mais je te demande de prendre un engagement de principe fort selon lequel il y aura des candidats Jeunes Centristes aux prochaines élections et que ces candidats ne seront pas simplement de simples figurants destinés à compléter les fins de listes. Ce doit être le fruit  d’un choix politique et non le résultat de circonstances hasardeuses.
Mais, comme je sais que tu es un homme de défi, je suis persuadé que tu ne manqueras pas de relever celui-ci et ce, dès aujourd’hui. En tout cas, nous attendons toutes et tous ta réponse avec impatience.

Tu dois, en effet, faire confiance en la jeunesse de notre pays et de notre mouvement car la jeunesse c’est la promesse des commencements, c’est l’âge où l’on croit dur comme fer qu’un rêve peut à lui seul changer le monde.
Nous croyons que la politique, elle est sérieuse, quand elle permet de réaliser ses rêves. La politique qui n’est pas sérieuse, c’est celle qui, au contraire, se contente de gérer, tant bien que mal, le quotidien, c’est celle qui considère que le monde est tel qu’il doit être et non tel qu’il devrait être et c’est celle qui prétend que tout a été fait, tout a été dit. Et bien c’est de cette politique qui ne peut rien parce qu’elle ne veut rien et parce qu’elle n’imagine rien que nous ne voulons pas ou, qu’en tout état de cause, nous ne voulons plus.

Et, pour nous qui sommes centristes, quel est ce rêve que nous devons faire tous ensemble ?
Il est simple : reconstruire le centre avec des ex-UDF, des radicaux et aussi des radicaux de gauche.
Parce qu’au-delà des divisions et des querelles de clochers, le centre est une grande famille politique. Une famille dont les valeurs sont belles et fortes : la solidarité, l’égalité des chances, la liberté, la promotion sociale, la démocratie, le pluralisme et l’idéal européen.
Idées majoritaires en France mais non portées au pouvoir car cette famille est divisée, éclatée, écartelée même parfois.
C’est pourquoi, je crois que c’est en revenant aux sources du centrisme, aux valeurs qui nous rassemblent que l’on pourra un jour dépasser les conflits de personnes pour reconstruire un centre fort et indépendant.
Ainsi, comme le disait notre « sage » Pierre FAUCHON lors de notre table ronde sur « Les Centres en France », nous avons besoin d’un socle intellectuel commun qui repose sur trois piliers : une démocratie pluraliste pour permettre l’expression de toutes les sensibilités et garantir les conditions d’une représentation juste et équilibrée ; une Europe politique forte, capable de parler d’une seule voix sur la scène internationale ; la promotion du progrès social, notamment pour permettre aux jeunes de financer leurs études ou leur formation.
Nous ne nous retrouverons pas sur des stratégies politiques de fond de tiroir, nous nous retrouverons sur un projet commun clairement identifié et identifiable.

Les Jeunes Centristes, je leur ai donné une mission : celle d’être les précurseurs de ce rassemblement, d’en être les avant-gardistes. Parce que si le Nouveau Centre doit être à l’avant-garde de l’action et du mouvement des idées, les Jeunes Centristes doivent être à la pointe de cette avant-garde. Et nous avons déjà commencé à le faire :
- d’abord en organisant un grand séminaire national où les centristes de l’UMP, les jeunes radicaux et les UDF ont participé à nos ateliers et tables rondes ;
- ensuite en constituant une équipe tournée vers les autres, à la recherche de partenariats et d’échanges fructueux avec le monde associatif, les réseaux professionnels et les autres formations politiques ;
- enfin, en lançant l’idée d’un café des centres englobant toutes les sensibilités centristes, du MoDem aux radicaux.
C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que je lance un appel à tous les Jeunes Populaires qui ne se reconnaissent plus dans un mouvement jeune où les querelles de personnes et les stratégies personnelles ont pris le pas sur le débat d’idées, mais aussi à tous les Jeunes Démocrates qui ne se reconnaissent plus dans une alliance contre-nature avec la gauche la plus éclatée et la plus archaïque d’Europe.
Je voudrai leur dire qu’entre « le monde des petits meurtres entre amis » et « le monde des éléphants sans défense », il y a un espace politique à occuper, celui des idées, celui des projets et celui des convictions : c’est ce que l’on appelle le Centre.

Alors ensemble sortons du traditionnel « tout ce qui est à moi est à moi et tout ce qui est à toi est négociable » et faisons plutôt en sorte que « tout ce qui est à moi est aussi à toi et que rien ne se fera sans toi ni moi ».
Ensemble, refaisons de la grande politique, faisons le rêve qu’à nouveau le centre puisse revenir sur le devant de la scène.
Souvenez-vous de Martin Luther KING, ce grand pasteur noir qui a dit un jour à l’Amérique devant le mémorial de LINCOLN à Washington : « Je rêve qu’un jour notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : que tous les hommes sont créés égaux ». Ainsi, c’est ce grand rêve de fraternité et de justice qui a changé l’Amérique. Alors si le rêve a pu changer l’Amérique, pourquoi ne permettrait-il pas aujourd’hui de changer le paysage politique français en faisant du centrisme une force politique à part entière ?

Nous les Jeunes Centristes, nous avons la conviction que le centrisme est une force politique et pas seulement un mouvement d’idées ou une simple sensibilité. Il n’y a de centrisme qu’indépendant et il n’y a de centrisme que structuré.
Etre centriste, c’est refuser la critique systématique, c’est tourner le dos à l’immobilisme et c’est considérer que la responsabilité est un devoir, l’action un principe et le pluralisme une exigence.
Etre centriste, c’est aussi promouvoir la France de toutes les couleurs et de toutes les religions, c’est faire de la France une terre de la diversité : diversité environnementale, politique, culturelle ou sociale. Je veux à cet égard saluer la présence de M. le Ministre marocain de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace.

Enfin, à tous les jeunes qui souhaitent s’engager dans la vie politique française, je voudrai leur dire ceci : allez-y, prenez des risques, soyez courageux car le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense sera réservée à notre effort. Car le Centurion prit Rome car il était le seul à ne pas savoir que Rome était imprenable.

« Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle périclitera ; mais si elle sait s’y adapter, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes.
Alors, Jeunes Hommes et jeunes femmes de France, organisez-vous, groupez-vous, pour faire entendre votre voix, participez aux mouvements de jeunesse, animez-les, poussez-les à exercer sur les pouvoirs publics une pression continue, afin de faire triompher les décisions qui dictent le sens de l’intérêt collectif !
Et ce n’est pas tout encore. N’hésitez pas à prendre part à la vie politique, qui sans votre inspiration risquera toujours de retomber dans les vieilles ornières...
Décidez dès aujourd’hui de peser de toutes vos forces sur la destinée nationale, préparez de vos propres mains l’avenir plus heureux et plus juste auquel vous avez droit. Soyez enfin, au sens le plus riche de ce mot, des citoyens ! »
Les trois dernières phrases que je viens de vous dire, c’est ce qu’écrivait, Pierre MENDÈS-FRANCE, il y a plus de 50 ans. Mes chers amis Jeunes Centristes et militants, reprenons ce message, il est la raison d’être de notre engagement et le cœur de notre mission.

Je vous remercie.

 

"Ensemble sortons du traditionnel "tout ce qui est à moi est à moi et tout ce qui est à toi est négociable" et faisons plutôt en sorte que "tout ce qui est à moi est aussi à toi et que rien ne se fera sans toi ni moi".
Ensemble, refaisons de la grande politique, faisons le rêve qu’à nouveau le centre puisse revenir sur le devant de la scène. "

Mes chers amis,

Le premier mot qui me vient à l’esprit, c’est merci. Merci à vous Jeunes Centristes pour votre courage à toute épreuve, votre détermination sans faille et votre professionnalisme exemplaire. Je ne vais pas tous vous citer mais merci à toi, JB, Ronnie, Emmanuel, Laure, Fanny, Elodie, Carline, Jeremy, Rayed, Kamel, Vincent, Thomas, Sébastien, Jessica, Jordan, Anne, Mathieu,…

Parce que, ne vous y trompez pas, ces UE, ce sont les JC qui les ont voulues, ce sont encore eux qui les ont organisé et ce sont toujours eux qui se sont mobilisés sans relâche du premier au dernier jour.
Ce sont des mois d’efforts intenses, de sacrifice et de travail acharné. Je me souviens, comme si c’était hier du jour où l’on a enfin décidé que nos UE se dérouleraient dans cette belle ville de La Londe les Maures dont je tiens à saluer le constant soutien de son Maire, M. François de Canson ainsi que de l’ensemble de son équipe municipale.

Parce que le résultat est tout aussi exceptionnel que le chemin parcouru a été semé d’embûches, je voulais vous dire merci devant tout le monde et je voulais également vous dire que je suis fier de vous, fier de ce que vous avez fait et fier de l’état d’esprit dont vous êtes animés. Cette UE, c’est la vôtre, elle vous appartient et personne ne pourra prétendre le contraire !
Je tiens également à remercier dans cette aventure l’ensemble des responsables locaux et nationaux du Nouveau Centre, avec une mention spéciale pour notre marraine à tous, je pense bien entendu à toi, à Mireille, parce que, comme on le dit ici, "tu as mouillé la chemise".

Nous sommes aujourd’hui le seul parti de France où ce sont les jeunes qui sont au cœur des UE. Et croyez moi, ce n’est pas rien à un moment où la place des jeunes dans les UE est marginalisée.
Et là, je m’adresse à vous, les journalistes, vous qui avez couvert les autres UE, je vous mets au défi de trouver un autre parti politique où la place des jeunes est aussi importante.
Et je vous lance même un deuxième défi : vous dites souvent, à tort ou à raison que les jeunes se désintéressent de la politique, qu’ils ne se passionnent plus pour "la vie de la Cité", souvent trop loin de leurs préoccupations quotidiennes.
Et bien là, vous avez des jeunes engagés, motivés, impliqués qui ne demandent qu’une chose, c’est pouvoir s’exprimer et faire en sorte que leur expression soit entendue. Et bien, interrogez les, demandez leur leur avis, leur sentiment et vous verrez qu’ils ont des choses intéressantes à vous livrer. Parce que je crois que les UE, ce ne sont pas que des discours de rentrée politique, ce ne sont pas qu’une liste de VIP – aussi importante soit-elle, ce sont aussi et avant tout un lieu d’échanges, d’ateliers et de rencontres entre jeunes et élus.
Et nous qui sommes jeunes et centristes, nous avons besoin de vous, les élus : besoin de vous pour nous faire part de votre expérience, de votre expertise, besoin de vous pour être en capacité d’exercer des responsabilités dans l’avenir et besoin de vous pour être mieux armés face aux défis que nous devrons relever demain et après-demain.

Ce choix de la jeunesse, ce choix du dynamisme, ce n’est pas seulement le choix des JC, c’est le choix du Nouveau Centre tout entier. C’est une politique assumée et voulue que de donner la parole aux jeunes militants et de leur offrir une tribune politique. Ce choix, j’en suis sûr, c’est celui de chacun d’entre vous ici présents qui demandez sans cesse un renouvellement et un rajeunissement de la classe politique.
Parce que c’est le renouvellement des élites et l’accès de nouvelles couches sociales aux fonctions électives qui garantit l’exemplarité de l’action publique.

Oui, en tant que jeunes, nous avons une valeur ajoutée à apporter à la classe politique.
Notre valeur ajoutée, c’est de faire évoluer les mentalités, c’est de faire bouger les clivages et c’est de bousculer les certitudes. C’est vrai par exemple sur de grands sujets de société comme le mariage homosexuel, l’homoparentalité ou encore la fin de vie.

Rappelle-toi, mon cher Hervé, au Congrès de Nîmes, je t’avais demandé d’être l’instigateur de cette cure de jouvence notamment en prenant l’engagement que 30% des candidats présentés par le Nouveau Centre aux prochaines élections européennes et régionales – pas les sénatoriales, je te rassure -, soient des candidats Jeunes Centristes et que la moitié d’entre eux figurent en position éligible. Alors, bon écoute Hervé, comme je suis quelqu’un d’ouvert, je suis prêt à discuter avec toi sur le chiffre mais je te demande de prendre un engagement de principe fort selon lequel il y aura des candidats Jeunes Centristes aux prochaines élections et que ces candidats ne seront pas simplement de simples figurants destinés à compléter les fins de listes. Ce doit être le fruit  d’un choix politique et non le résultat de circonstances hasardeuses.
Mais, comme je sais que tu es un homme de défi, je suis persuadé que tu ne manqueras pas de relever celui-ci et ce, dès aujourd’hui. En tout cas, nous attendons toutes et tous ta réponse avec impatience.

Tu dois, en effet, faire confiance en la jeunesse de notre pays et de notre mouvement car la jeunesse c’est la promesse des commencements, c’est l’âge où l’on croit dur comme fer qu’un rêve peut à lui seul changer le monde.
Nous croyons que la politique, elle est sérieuse, quand elle permet de réaliser ses rêves. La politique qui n’est pas sérieuse, c’est celle qui, au contraire, se contente de gérer, tant bien que mal, le quotidien, c’est celle qui considère que le monde est tel qu’il doit être et non tel qu’il devrait être et c’est celle qui prétend que tout a été fait, tout a été dit. Et bien c’est de cette politique qui ne peut rien parce qu’elle ne veut rien et parce qu’elle n’imagine rien que nous ne voulons pas ou, qu’en tout état de cause, nous ne voulons plus.

Et, pour nous qui sommes centristes, quel est ce rêve que nous devons faire tous ensemble ?
Il est simple : reconstruire le centre avec des ex-UDF, des radicaux et aussi des radicaux de gauche.
Parce qu’au-delà des divisions et des querelles de clochers, le centre est une grande famille politique. Une famille dont les valeurs sont belles et fortes : la solidarité, l’égalité des chances, la liberté, la promotion sociale, la démocratie, le pluralisme et l’idéal européen.
Idées majoritaires en France mais non portées au pouvoir car cette famille est divisée, éclatée, écartelée même parfois.
C’est pourquoi, je crois que c’est en revenant aux sources du centrisme, aux valeurs qui nous rassemblent que l’on pourra un jour dépasser les conflits de personnes pour reconstruire un centre fort et indépendant.
Ainsi, comme le disait notre "sage" Pierre Fauchon lors de notre table ronde sur "Les Centres en France", nous avons besoin d’un socle intellectuel commun qui repose sur trois piliers : une démocratie pluraliste pour permettre l’expression de toutes les sensibilités et garantir les conditions d’une représentation juste et équilibrée ; une Europe politique forte, capable de parler d’une seule voix sur la scène internationale ; la promotion du progrès social, notamment pour permettre aux jeunes de financer leurs études ou leur formation.
Nous ne nous retrouverons pas sur des stratégies politiques de fond de tiroir, nous nous retrouverons sur un projet commun clairement identifié et identifiable. 

Les Jeunes Centristes, je leur ai donné une mission : celle d’être les précurseurs de ce rassemblement, d’en être les avant-gardistes. Parce que si le Nouveau Centre doit être à l’avant-garde de l’action et du mouvement des idées, les JC doivent être à la pointe de cette avant-garde. Et nous avons déjà commencé à le faire :
- d’abord en organisant un grand séminaire national où les centristes de l’UMP, les jeunes radicaux et les UDF ont participé à nos ateliers et tables rondes ;
- ensuite en constituant une équipe tournée vers les autres, à la recherche de partenariats et d’échanges fructueux avec le monde associatif, les réseaux professionnels et les autres formations politiques ;
- enfin, en lançant l’idée d’un café des centres englobant toutes les sensibilités centristes, du Modem aux radicaux.
C’est d’ailleurs dans cet état d’esprit que je lance un appel à tous les Jeunes Populaires qui ne se reconnaissent plus dans un mouvement jeune où les querelles de personnes et les stratégies personnelles ont pris le pas sur le débat d’idées, mais aussi à tous les Jeunes Démocrates qui ne se reconnaissent plus dans une alliance contre-nature avec la gauche la plus éclatée et la plus archaïque d’Europe.
Je voudrai leur dire qu’entre "le monde des petits meurtres entre amis" et "le monde des éléphants sans défense", il y a un espace politique à occuper, celui des idées, celui des projets et celui des convictions : c’est ce que l’on appelle le centre.

Alors ensemble sortons du traditionnel "tout ce qui est à moi est à moi et tout ce qui est à toi est négociable" et faisons plutôt en sorte que "tout ce qui est à moi est aussi à toi et que rien ne se fera sans toi ni moi".
Ensemble, refaisons de la grande politique, faisons le rêve qu’à nouveau le centre puisse revenir sur le devant de la scène.
Souvenez-vous de Martin Luther King, ce grand pasteur noir qui a dit un jour à l’Amérique devant le mémorial de Lincoln à Washington : "Je rêve qu’un jour notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : que tous les hommes sont créés égaux." Ainsi, c’est ce grand rêve de fraternité et de justice qui a changé l’Amérique. Alors si le rêve a pu changer l’Amérique, pourquoi ne permettrait-il pas aujourd’hui de changer le paysage politique français en faisant du centrisme une force politique à part entière ?

Nous les Jeunes Centristes, nous avons la conviction que le centrisme est une force politique et pas seulement un mouvement d’idées ou une simple sensibilité. Il n’y a de centrisme qu’indépendant et il n’y a de centrisme que structuré.
Etre centriste, c’est refuser la critique systématique, c’est tourner le dos à l’immobilisme et c’est considérer que la responsabilité est un devoir, l’action un principe et le pluralisme une exigence.
Etre centriste, c’est aussi promouvoir la France de toutes les couleurs et de toutes les religions, c’est faire de la France une terre de la diversité : diversité environnementale, politique, culturelle ou sociale. Je veux à cet égard saluer la présence de M. le Ministre marocain de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement de l’espace.

Enfin, à tous les jeunes qui souhaitent s’engager dans la vie politique française, je voudrai leur dire ceci : allez-y, prenez des risques, soyez courageux car le courage, c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense sera réservée à notre effort. Car le Centurion prit Rome car il était le seul à ne pas savoir que Rome était imprenable.

"Si notre République ne sait pas capter, canaliser, absorber les ambitions et les espoirs de la jeunesse, elle périclitera ; mais si elle sait s’y adapter, alors elle n’aura rien à craindre des aventuriers, des démagogues, des extrémistes.
Alors, Jeunes Hommes et jeunes femmes de France, organisez-vous, groupez-vous, pour faire entendre votre voix, participez aux mouvements de jeunesse, animez-les, poussez-les à exercer sur les pouvoirs publics une pression continue, afin de faire triompher les décisions qui dictent le sens de l’intérêt collectif !
Et ce n’est pas tout encore. N’hésitez pas à prendre part à la vie politique, qui sans votre inspiration risquera toujours de retomber dans les vieilles ornières…
Décidez dès aujourd’hui de peser de toutes vos forces sur la destinée nationale, préparez de vos propres mains l’avenir plus heureux et plus juste auquel vous avez droit. Soyez enfin, au sens le plus riche de ce mot, des citoyens !"
Les trois dernières phrases que je viens de vous dire, c’est ce qu’écrivait, Pierre Mendès France, il y a plus de 50 ans. Mes chers amis Jeunes Centristes et militants, reprenons ce message, il est la raison d’être de notre engagement et le cœur de notre mission.
Je vous remercie.
 

Congrès de Nîmes : le discours de Damien ABAD (17.05.2008)

Le Nouveau Centre à Nîmes, quelle belle rencontre pour moi qui suis né dans cette ville gallo-romaine chargée d’histoire et qui ai grandi, à quelques kilomètres d’ici, dans la ville de Vauvert en plein cœur de la Camargue gardoise ; cette ville de Vauvert où je suis nouvellement élu, cette ville que j’aime tant, cette ville qui m’a tout appris et tant donné.
Et bien, le Nouveau Centre à Nîmes, c’est à mes yeux la rencontre entre ce que je suis et ce que je pense, entre ce que j’aime et ce que j’aspire à aimer, entre ce que nous sommes et ce que nous aspirons à devenir.

En faisant le choix de Nîmes pour tenir son Congrès fondateur, le Nouveau Centre est, pour ainsi dire, entrer dans l’arène. Et pas dans n’importe laquelle puisqu’il s’agit de l’arène politique, bien plus ancienne encore que les arènes de Nîmes, souvent plus cinglante, parfois plus éprouvante mais tout aussi passionnante.
Alors, et les nîmois ici présents en savent quelque chose, on n’entre pas dans l’arène sans une pointe de maestria ni un minimum de bravoure. Et ce courage politique, cette volonté d’aller au combat et de toujours défier l’adversaire, c’est la marque de fabrique du Nouveau Centre.
Et cette marque de fabrique, vous la devez d’abord à Hervé Morin sur le plan national, à Yvan Lachaud sur le plan local ainsi qu’à l’ensemble des ministres, parlementaires, élus locaux et militants ici présents.
Sans oublier bien entendu les Jeunes Centristes, au premier rang desquels notre présidente de région Languedoc Roussillon – Laure Alteirac -. Et croyez moi, ces jeunes là, ils n’ont pas fini de vous surprendre ni de se faire entendre. Grâce à vous Jeunes Centristes, grâce à votre mobilisation sans faille et votre énergie sans relâche, nous sommes passés de 20 à plus de 1 000 adhérents en à peine 6 mois.

Valeureux, combatif, incisif, voilà ce que sont, ce que doivent être et ce que seront le Nouveau Centre et les Jeunes Centristes.
C’est donc aujourd’hui Nîmes que nous devons affirmer notre identité dans une ville quia déjà trouvé, elle, son accent.
Alors, plus que jamais, recentrons-nous tous ensembles à Nîmes.

Alors recentrons-nous tout d’abord au nom du pluralisme et de la démocratie parce qu’il n’y a pas de pluralisme possible sans démocratie vivante et il n’y a pas de démocratie réelle sans pluralisme véritable. Le pluralisme sans la démocratie est impuissant et la démocratie sans le pluralisme est tyrannique.
L’un ne va pas sans l’autre et notre société se doit de marcher sur ses deux jambes, pluralisme d’un côté / démocratie de l’autre car sinon, notre système politique tout entier finira par marcher sur la tête.
Alors oui, le Nouveau Centre plus que toute autre formation politique, doit faire entendre sa voix lors de la réforme constitutionnelle en étant le plus fervent défenseur de la représentation pluraliste des opinions et des territoires, en limitant le cumul des mandats dans le temps et en demandant l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale.
Comme nous le demande notre ami Jean Christophe Lagarde, il est grand temps d’arrêter les hypocrisies françaises.

Recentrons-nous aussi au nom des libertés qu’elles soient individuelles, collectives, locales, économiques ou politiques. Parce qu’être au Nouveau Centre, être Jeunes Centristes, c’est être au service d’une ambition commune, celle de replacer l’Homme au cœur de la société, de libérer les énergies de notre pays et de faire de la promotion des libertés individuelles une priorité de tous les instants. 
Et la liberté, ça vaut aussi à l’intérieur d’un parti politique. Et là, vous avez, nous avons une chance inouïe, celui d’être dans un parti politique où tout est à faire, tout est à construire. Et celui d’être dans un parti politique où vous avez une totale liberté de parole, liberté d’action et liberté de pensée. Alors saisissez-vous de cette liberté car, croyez-moi, cette liberté, elle est chère à nos yeux, elle est chère à vos yeux et elle est surtout chère aux yeux de tout ceux qui nous regardent, nous observent et nous envient même parfois. Parce que cette liberté, elle est la raison d’être de notre engagement et elle est notre force d’attraction vis à vis de l’extérieur.

Recentrons-nous aussi au nom de la justice sociale, de l’efficacité économique et de la responsabilité budgétaire. Et là, les yeux dans les yeux, je m’adresse à vous Messieurs les ministres, messieurs les députés et je vous demande, au nom de l’ensemble des jeunes ici présents, au nom des générations futures, de ne pas renier vos convictions en matière d’équilibre budgétaire. Vous devez, nous devons exiger du Gouvernement l’inscription dans la Constitution de la règle d’or selon laquelle, dans l’avenir, aucun budget de la Nation ne pourra être présenté et voté en équilibre.
La jeunesse de notre pays vous jugera sur votre capacité en introduire des règles qui garantissent son avenir et préserve sa qualité de vie.
Parce que nous qui sommes jeunes, nous ne voulons plus être la génération sacrifiée, la génération oubliée, cette génération déficits qui n’a comme seul horizon le spirale infernale « Dette, déficits, dépression ».
Ne soyons pas fatalistes car la fatalité coupe les ailes à la jeunesse et, par là même, à la société toute entière.

Recentrons-nous aussi au nom de l’idéal européen afin de réconcilier l’Europe avec les européens, notre vision de l’Europe avec la réalité des préoccupations quotidiennes des françaises et français.
A quelques jours de la présidence française de l’Union européenne, comment ne pas réveiller et faire partager notre passion pour l’Europe ?
Pas l’Europe des technos sans saveur, de la paperasse inutile, des règlements indigestes ou des doctrines sans nom.
Non, je veux parler de l’Europe des peuples qui nous garantit une paix durable, l’Europe sociale qui doit toujours mieux nous protéger et l’Europe citoyenne qui doit toujours plus nous éduquer.
Nous les Jeunes Centristes, qui sommes les « enfants de l’Europe » + VGE

Recentrons-nous aussi au nom de l’existence d’un centre fort, libre et capable de faire des choix politiques clairs et compris de tous. Parce que la vie politique française ne peut se concevoir sans les valeurs et idéaux centristes et parce qu’une société de progrès ne peut faire l’économie du Centre.
Nous avons un destin commun : celui de construire ou reconstruire une force politique du Centre durable, solide et moderne. Et bien cette destinée commune, cette volonté de vouloir un centre ensemble, saisissons-là et j’irai même jusqu’à dire, croquons là à pleine dent. Car il n’y a rien de plus beau que de construire, rien de plus exaltant que de bâtir et rien de plus valorisant que de créer.
La France a besoin du Centre et le Centre a besoin de vous. Parce qu’entre les excentrés, les décentrés, les égocentrés ou les centrés sur eux-mêmes, il est grand temps de redonner du sens à l’engagement politique au Centre. Parce qu’à force d’être au centre de nulle part comme le MoDem, on se déconnecte de cet espace politique dont notre pays a tant besoin.
Ne soyons pas comme le Parti socialiste à toujours courir derrière le train des réformes en essayant tant bien que mal à se raccrocher aux wagons. Ne restons pas non plus à quai comme le MoDem et soyons autre chose que la Bay-roue de secours du gouvernement.
Soyons tout simplement davantage créateurs que suiveurs, inventifs que coercitifs, acteur que spectateur. Soyons toujours modestes dans notre comportement et toujours ambitieux dans nos actions.

Alors, ensembles, reconstruisons cette union des personnes, cette union des idées, cette union des valeurs centristes, reconstruisons cette union pour la démocratie française et allons même encore plus loin en offrant un projet novateur, ambitieux et moderne.

Et nous les jeunes centristes, nous en avons la responsabilité, le devoir, et je dirai même la vocation. Et nous avons déjà commencé à le faire.  Ainsi, savez-vous que depuis le début de l’année 2008, les Jeunes Centristes ont eu davantage de dépêches AFP que les Jeunes de l’UMP, le MJS, les Jeunes MoDem, les Jeunes Verts, les jeunes radicaux ou les Jeunes communistes. Et nous avons eu, ce qu’aucun autre mouvement jeune n’a eu cette année, à savoir un article sur les Jeunes Centristes dans le Figaro, les Echos, la Tribune, le Républicain, le Progrès, la Provence, le Courrier Picard, le Parisien et même Le Monde !!!!
Alors cela signifie une chose simple : nous sommes un mouvement jeune de plus en plus visible, de plus en plus audible, de plus en plus crédible et de plus en plus légitime. La reconstruction du Centre est en marche et les Jeunes Centristes seront au cœur de cette reconstruction.

Et si les Jeunes Centristes suscitent autant d’intérêt, c’est parce que nous sommes différents des autres mouvements jeunes politiques.
Différents des autres mouvements jeunes politiques parce que les Jeunes Centristes ne sont ni un fan club au service d’un homme ou d’une femme ni une simple armée de « colleurs d’affiches ». Notre engagement politique repose sur une triple ambition :
celle de participer à la construction d’un projet de société, celle de s’engager pleinement dans la vie politique nationale et locale, et celle de faire entendre la voix de la jeunesse dans notre pays.
Oui, les jeunes ont souvent un message à vous délivrer et c’est aussi à vous les médias de leur offrir parfois la possibilité de l’exprimer publiquement.

Ainsi, savez-vous que 8 jeunes sur 10 ont une mauvaise image des hommes politique ? Savez vous que 9 jeunes sur 10 considèrent que les hommes politique ne répondent pas aux préoccupations des jeunes ?
Et savez-vous qu’une jeune sur 10 seulement estime avoir recours à un parti politique pour s’informer et comprendre les enjeux de notre monde ?
Et bien ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Alors ne voyez pas là un signe de dépolitisation ou de désintéressement des jeunes à l’égard de la politique. Non, ces chiffres révèlent une chose : les partis politique et les mouvements jeunes, dans leur ensemble, ne remplissent plus leur rôle de socialisation à l’égard des jeunes.

Différents des autres mouvements jeunes car nous devons être là où l’on ne nous attend pas.
Et être là où on ne l’attend pas, c’est justement ce qu’on essaie de faire en sensibilisant les jeunes à une question, pas toujours sexy ni forcément attrayante : celle de la dette.
Mais être là ou ne l’attend pas, c’est aussi aller plus loin que le parti aîné sur certains sujets et parfois dépasser la ligne politique officielle du parti. C’est également prendre parfois des positions plus tranchées ou plus osées – comme nous avons pu le faire sur la question de l’adoption par des couples homosexuels par exemple. C’est également mettre à l’ordre du jour du débat public des thématiques parfois trop peu considérées.
C’est enfin être en capacité de faire bouger les lignes, de peser dans le débat public, de pouvoir exprimer ses attentes et concrétiser ses rêves.

Et bien, s’il y avait une seule chose à retenir des Jeunes Centristes, c’est celle-ci : nous sommes un mouvement jeune différent des autres qui se doit d’être là où on ne l’attend pas.

Différents des autres mouvements jeunes car nous voulons aussi peser dans les choix politiques de demain. Avec un principe simple : ce n’est pas parce que l’on est jeune que l’on n’a pas le droit d’être en position éligible sur les listes électorales.
Alors Monsieur le Ministre, je sais que vous êtes attachés à ce que les jeunes du Nouveau Centre puissent exister, se faire entendre et participer aux prochaines échéances électorales que sont les européennes puis les régionales.
Et bien, pour ce Congrès fondateur, je vous demande de prendre un engagement solennel : celui d’atteindre l’objectif selon lequel 30% des candidats présentés par le Nouveau Centre lors des élections européennes et régionales seront des Jeunes Centristes et la moitié d’entre eux figureront en position éligible.

Cet engagement serait un signal fort adressé à la classe politique toute entière et ce serait un message de confiance et de respect adressé aux jeunes du Nouveau Centre dont les effectifs grandissent chaque jour un peu plus.
Et croyez moi Monsieur le Ministre, si vous prenez cet engagement aujourd’hui à Nîmes, vous ne le regretterez pas.

Parce que comme vous, nous sommes davantage tournés vers les autres que repliés sur nous-mêmes, nous préférons l’action à la parole, la réforme au blocage, l’ouverture au repli sur soi, l’audace à l’immobilisme, les réalisations concrètes aux promesses illusoires.
Et comme vous, nous croyons en une direction du parti davantage démocratique qu’autocratique, davantage collective que personnelle et davantage participative que directive.

En multipliant les cafés politique, en organisant un grand séminaire européen à Strasbourg le mois prochain, en multipliant les échanges avec les Jeunes de l’UMP, les Jeunes radicaux et les Jeunes MoDem, en créant des pôles thématiques destinés à construire un véritable projet politique, en ayant des représentants Jeunes Centristes dans la quasi-totalité du territoire national et en multipliant les actions de communication, nous essayons chaque jour, chaque heure et parfois même chaque minute d’apporter notre pierre à la construction de la « maison Centre ».

Alors, bien entendu, beaucoup reste à faire et je dirai même que tout est encore à faire, tout est à construire. Ce n’est qu’un début et tous ensembles, jeunes et moins jeunes, centristes de cœur et centristes de raison, centristes de souche et centristes d’adoption, centristes de la première heure et centristes de demain, centristes d’un jour centristes toujours, nous devons relever ce formidable défi qui se dresse devant nous : celui de reconstruire une force politique du centre durable et solide, incarnant à la fois une vision nouvelle pour l’avenir et un projet politique répondant aux attentes quotidiennes des français.
Cette tension entre le présent qui nous oppresse et l’avenir qui nous obsède, entre la quotidienneté des problèmes et la durabilité des solutions, entre la pression de l’instant et l’exigence du futur, cette tension est au cœur de tout engagement politique.

Ainsi, si notre congrès fondateur donne officiellement naissance à notre parti politique aujourd’hui, il faut désormais donner vie à notre projet politique, donner corps à notre force politique et surtout donner une âme à notre engagement.
Nous devons désormais avoir pour ambition de tout mettre en œuvre pour que le Nouveau Centre soit davantage durable que nouveau.

 

   

Damien ABAD est élu Président des Jeunes Centristes (17.05.2008)

Damien ABAD a été élu vendredi soir, lors du Congrès fondateur du Nouveau Centre à Nîmes, président des Jeunes Centristes avec 97% des voix.

L’équipe nationale des Jeunes Centristes, élue au scrutin de liste, sera composée de 26 personnes. Cette équipe fait une large place aux femmes – 10 sur 26 – ainsi qu’aux minorités ethniques et sociales « parce qu’un mouvement jeune se doit de représenter la diversité de la population », affirme Damien ABAD.

Les Jeunes Centristes, qui représentent plus de 1000 adhérents du Nouveau Centre, ont démontré leur force et leur vitalité tout au long de ce Congrès. « Jamais dans un Congrès fondateur on a donné autant la parole aux jeunes », souligne Damien ABAD.

En effet, se sont succédés à la tribune Laure ALTEIRAC, Présidente des Jeunes Centristes Languedoc Roussillon, Jeremy COSTE, Président des Jeunes Centristes Rhône-Alpes, Thomas ELEXHAUSER, Président des jJeunes Centristes Provence-Alpes-Côte d'Azur, Anne BÉRANGER, Secrétaire générale des Jeunes Centristes, et Damien ABAD. En outre, les interventions depuis la salle ont souvent été le fait des Jeunes Centristes.
« Tout le monde a remarqué la présence des
Jeunes Centristes tout au long de ce Congrès et ça, c’est une première grande victoire pour nous et pour la jeunesse de notre pays », poursuit Damien ABAD.

Lors de son discours, Damien ABAD a rappelé la nécessité de rajeunir la classe politique. Ainsi il a demandé à Hervé MORIN que, lors des élections européennes et régionales de 2009 et 2010, « 30% des candidats présentés par le Nouveau Centre soient des Jeunes Centristes ».

Le prochain rendez-vous pour les Jeunes Centristes sera la tenue d’un grand séminaire européen organisé à Strasbourg les 14 et 15 Juin prochains, quinze jours avant le début de la présidence française de l’Union.

 

   

Conseil national : le discours de Damien ABAD (16.12.2007)

Chers amis,

Je tiens tout d’abord à vous remercier d’être venus aussi nombreux aujourd’hui et je voulais remercier plus particulièrement les jeunes, qui se sont une fois encore mobilisés en masse. Je dis une fois encore car ils étaient déjà plus d’une centaine lors du café politique que nous avons organisé autour d’Hervé Morin. Mais aussi, parce que lors de la réunion publique du Nouveau Centre à Lyon cette semaine, la moitié des participants étaient des jeunes.

Cette présence massive de la jeunesse est une chance pour notre mouvement.
C’est également la preuve que, contrairement à ce que l’on entend dire ici ou là, la jeunesse d’aujourd’hui est une jeunesse engagée, une jeunesse militante, active, qui souhaite être davantage acteur que spectateur de sa destinée. Il n’y a jamais eu autant de jeunes dans les associations, mouvements politiques ou clubs de réflexion.
Cette jeunesse là, elle demande aux hommes politiques de l’audace, de l’envie, du courage et de l’authenticité.
2007-12-16_illustration

Acette jeunesse, engagée dans l’action et désireuse de prendre son destin entre ses mains, je voudrai lui dire ceci : c’est au Centre qu’elle pourra le mieux s’exprimer, c’est au Centre qu’elle pourra le mieux se faire entendre.
Parce que c’est au Centre que vous avez la plus grande liberté de parole.
Parce que c’est au Centre que vous avez la plus grande marge d’action.
Parce que c’est au Centre que vous pouvez dépasser les oppositions idéologiques stériles.
Pourquoi croyez-vous que Nicolas Sarkozy ait fait le choix de l’ouverture ? Parce qu’il sait très bien que tous les grands hommes politique français et européen viennent du Centre et parce qu’il sait très bien que le succès de sa politique de réformes passe par l’adhésion du Centre.

Et mes chers amis, si j’avais un seul message à vous faire passer, c’est que le Centre c’est nous. Le Centre ce n’est pas le MoDem et d’ailleurs, ça ne l’a jamais été. Ce n’est pas moi qui le dit ni même Hervé Morin ou André Santini, François Sauvadet ou encore Jean-Christophe Lagarde mais François Bayrou qui déclarait lui-même : « ne dites surtout pas que je suis un centriste, ne dites plus que mon projet est centriste ». Et bien, voyez-vous, pour une fois, je suis d’accord avec François Bayrou.
Oui, les égocentristes ne sont pas des centristes.

Ce que je reproche à François Bayrou et Marielle de Sarnez, ce n’est pas de faire alliance avec la gauche – c’est leur droit – mais c’est de ne pas assumer cette alliance, c’est de ne pas assumer ce choix politique. Et, voyez-vous, on nous demande souvent quelle est la différence entre le MoDem et le Nouveau Centre. Et bien la principale différence, c’est que d’un côté, vous avez des hommes et des femmes qui ont fait un choix clair et assumé, celui d’être dans la majorité présidentielle et, de l’autre, un parti qui n’assume pas ses choix, qui renie ses propres valeurs et n’hésite pas à se mettre entre parenthèse de la vie politique pour une simple stratégie personnelle.
Et bien de cela, les centristes n’en veulent point car, en politique comme dans la vie, il faut assumer ses choix sinon l’Histoire finit par vous rattraper.
Ce n’est pas la vision que j’ai du Centre, ce n’est pas la conception que j’ai de la politique.

Mes chers amis, si le soir du premier tour de l’élection présidentielle il y avait eu une autre stratégie, on aurait aujourd’hui entre 80 et 100 députés et toutes les grandes décisions prises dans notre pays dépendraient de nous. Et bien, au lieu de cela, nous avons payé « le salaire de la soumission » à Marielle de Sarnez et au Parti socialiste.

Et bien, émancipons-nous et revenons à ce qui constitue le cœur du projet centriste.

Au cœur du projet centriste, il y a d’abord l’Europe.
Nous avons – et nous les jeunes encore davantage – deux défis à relever :
• remettre l’Europe en état de marche et là, nous saluons l’action et le pragmatisme de Nicolas Sarkozy qui a permis de déboucher sur la signature du Traité simplifié.
Et d’ailleurs, je dois vous le dire, quelle fut ma surprise et ma consternation lorsque, lors du débat préalable sur le Traité simplifié – à l’Assemblée nationale
–, François Bayrou n’était même pas présent.
Lui qui fut le défenseur de l’Europe, le chantre du parlementarisme, j’aurai préféré qu’il soit là pour ce débat sur le Traité simplifié plutôt que pour notre proposition de loi sur le financement et le pluralisme des partis politique.
• notre deuxième défi, c’est de remettre la France au cœur de l’Europe
- d’abord au cœur de l’Europe économique en faisant en sorte qu’elle respecte ses engagements communautaires en matière de dette et déficit publics.
- Il faut également remettre la France au cœur de l’Europe sociale en inventant un modèle social adapté
- Remettre la France au cœur de l’Europe, d’un point de vue géographique. Ainsi, le projet de l’Union euro-méditerranéenne est une formidable occasion de refaire de la France le centre de gravité de l’Europe
- Enfin, seule l’instauration d’une véritable diplomatie européenne permettra de faire entendre notre voix dans le concert des nations.

A la veille de la présidence française de l’Union européenne, les JC seront très engagés, notamment par le biais du pôle Europe que nous venons de constituer.
Nous serons le plus européen de tous les mouvements jeunes rattachés à un parti politique parce que l’Europe est votre avenir, votre horizon et parce que l’Europe ne doit pas être une affaire de spécialistes, de technocrates. L’Europe, c’est d’abord l’affaire des jeunes, l’affaire des peuples.
Et si l’idéal européen agonise et bien, ressuscitons-le, tous ensembles ! Et je donne rendez-vous à tous les jeunes européens pour des actions et manifestations de grande ampleur en 2008.

Au cœur du projet centriste, il y a aussi la solidarité : solidarité envers les personnes âgées, les personnes handicapées. Et je tiens à saluer le travail de notre Ministre, Valérie Létard, qui souhaite mettre en place une véritable politique d’accessibilité aux lieux pour ces personnes. Nous sommes très en retard sur ce sujet. Or, sans accès, il n’y a point de travail, point de rencontres, point de vie.

La solidarité, c’est aussi la solidarité envers les plus jeunes qui ont malheureusement bien souvent une trajectoire toute tracée : dépendance vis à vis des parents, RMI, petits boulots, CDD, contrats en alternance,…Notre génération doit faire face à un nouveau phénomène qui est celui du déclassement.

Eh bien il faut casser cette spirale infernale, en rompant avec les politiques du passé. Oui, nous soutenons la réforme des régimes spéciaux, la loi sur l’autonomie des universités. Et oui, nous avons condamné le blocage des universités et les conditions dans lesquelles se sont déroulées les Assemblées Générales au sein des universités. Ceci est un déni de démocratie.
Alors bien sûr que cette loi ne règlera pas tous les problèmes que rencontrent les étudiants. Et les Jeunes Centristes seront très engagés sur les questions essentielles que sont la construction de nouveaux logements étudiants, les conditions d’octroi des Bourses, l’accès à l’emploi...

Au cœur du projet centriste, il y a aussi l’économie innovante et la lutte contre la dette. On parle beaucoup de pouvoir d’achat en ce moment mais redonnons d’abord de la compétitivité à nos entreprises et on redonnera ensuite du pouvoir d’achat aux Français.
Enfin, il y a un sujet qui est une priorité absolue pour chaque centriste que vous êtes, c’est celui de la réduction de notre dette publique. La dette, ce n’est pas simplement l’affaire des spécialistes, l’affaire des technocrates. Non, la dette, c’est l’affaire de tous et je dirai même, c’est d’abord l’affaire des jeunes. Car du niveau de l’endettement de notre pays dépendra l’avenir de notre génération.

Enfin, au cœur du projet centriste, il y a l’excellence écologique, le développement durable. Et là encore, nous qui sommes la 1ère génération de l’après-pétrole, nous devons prendre ce sujet à bras le corps.
Le Grenelle de l’environnement est une première étape mais, s’il y a bien un domaine où il faut agir localement et penser globalement, c’est bien celui de l’environnement.

Ce projet centriste, les Jeunes Centristes entendent y prendre toute leur place. Car si le Nouveau Centre souhaite être la start-up de la majorité présidentielle, les Jeunes Centristes doivent être la start-up du Nouveau Centre.

Car la mission première d’un mouvement jeune, c’est d’être un moteur, une force d’impulsion et de proposition, qui participe à l’élaboration du projet et qui s’engage dans la vie politique de notre pays.

Alors, en guise de conclusion, je voudrai répondre à cette question : pourquoi faire le choix de l’engagement, pourquoi s’engager avec les Jeunes Centristes ?
- Parce que la première valeur des Jeunes Centristes, c’est la liberté : liberté de parole, liberté de pensée, liberté d’action.
- La deuxième raison, c’est l’échange direct que vous pourrez avoir avec nos députés, avec nos élus. Nous sommes une structure souple et réactive, alors profitez-en.
- Enfin, c’est le choix de l’action, le choix de la réforme.
Nous sommes un mouvement ouvert sur l’extérieur, ouvert sur les autres où chacun d’entre vous apportera sa propre valeur ajoutée.

Vous avez la chance d’être dans un mouvement qui préfère la proposition à la critique systématique, l’action à l’inaction, le rassemblement à la division.
Alors, profitez-en, engagez-vous, allez-y, n’ayez pas peur, prenez des risques car la politique c’est d’abord prendre des risques.
Et cet engagement, Hervé Morin nous l’a dit lui-même, il commence dès les élections municipales, avec des candidats Jeunes Centristes, qui ne seront pas là pour faire de la simple figuration ou être des faire-valoir, mais pour exercer des responsabilités locales.

La politique de réformes engagée par Nicolas Sarkozy a besoin du Centre et le Centre a besoin de vous.
Alors comme le disait Jean Monnet, « il y a ceux qui veulent être quelqu’un et il y a ceux qui veulent faire quelque chose ».
Et bien, vous qui êtes du Nouveau Centre, vous qui êtes Jeunes Centristes, vous qui êtes du Centre, faite en sorte d’être du côté de ceux qui veulent faire quelque chose.
Ne soyez pas fataliste car la fatalité coupe les ailes à notre jeunesse et à la société toute entière.
Soyez utile à votre pays, soyez acteur de votre propre destinée, soyez vecteur de changement et surtout soyez fidèles à vous-même, à vos valeurs, vos convictions. Bref, soyez Jeunes et Centristes.

Je vous remercie.

 

   

Page 6 sur 6

AU NOUVEAU CENTRE

  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE
  • LE CENTRE

DEVENEZ SUPPORTER !

RECHERCHER SUR LE SITE

MES VIDÉOS

HUMEUR

coup_de_coeur3 coup_de_gueule